Le traitement

Les traitements associés

En plus des traitements visant directement le plasmocyte tumoral, d’autres traitements, dits « de support » sont fréquemment prescrits. Ces traitements visent à limiter les effets indésirables liés à la maladie et/ou au traitement de celle-ci.


Les Antibiotiques

Les traitements du myélome peuvent entraîner une baisse transitoire des globules blancs normaux, et la maladie présente également une diminution des immunoglobulines normales rendant le patient sensible aux infections bactériennes. Dans ce cas, toute infection (ou suspicion d’infection) doit être considérée comme une urgence et entraîner la prescription rapide d’antibiotiques voire la perfusion d’immunoglobulines.


Les Bisphosphonates

Cette classe de médicaments a pour but de limiter la destruction osseuse induite par les plasmocytes tumoraux. Il en existe plusieurs types, qui s’administrent par voie orale pour certains ou par voie intraveineuse pour d’autres. Ces médicaments ne permettent toutefois pas de prévenir de manière constante la survenue de fractures osseuses. Ils ont une efficacité parfaitement démontrée, mais peuvent également avoir des toxicités à long terme, essentiellement sous la forme « d’ostéonécroses de la mâchoire ». Celles-ci se traduisent par une destruction partielle de l’os de la mâchoire, le plus souvent lors de soins dentaires. Il est donc très important de pratiquer un bilan dentaire en début de traitement, et de prévenir son dentiste d’un traitement pas biphosphonates au long cours lors de soins éventuels.


L’Erythropoiétine

Cette hormone synthétique a pour but de stimuler la production de globules rouges par la moelle osseuse, qui est souvent diminuée au cours de la maladie ; elle s’administre par voie sous-cutanée pendant plusieurs mois. Certains patients peuvent ne pas répondre à l’érythropoiétine et doivent alors recevoir des transfusions de globules rouges.


Le G-CSF

Cette hormone de synthèse a pour but de limiter la durée des périodes d’aplasie, c’est-à-dire le temps pendant lequel le taux de globules blancs est abaissé, entraînant un risque d’infection grave. Le G-CSF est également administré pour collecter les cellules souches hématopoïétiques qui seront nécessaires en cas d’autogreffe.


Les Antalgiques

Le principal signe clinique du myélome étant la douleur, la prescription d’antalgiques est fréquente. Ces douleurs étant parfois très importantes, le médecin peut avoir recours à des antalgiques puissants comme la morphine, par voie orale, percutanée ou même intra-veineuse.


La Radiothérapie

La radiothérapie consiste en l’utilisation de rayons à haute énergie pour détruire les cellules tumorales. Dans le myélome, la maladie étant généralement disséminée, la radiothérapie ne peut pas être utilisée comme un traitement de fond. Néanmoins, dans des cas particuliers (douleurs osseuses très aiguës, compression de la moelle épinière, par exemple), on peut être amené à irradier une partie limitée du corps.


La Chirurgie

La chirurgie est rarement employée dans le myélome, cette maladie siégeant dans la moelle osseuse. Cependant, elle peut parfois entraîner des fractures osseuses qui nécessiteront une intervention chirurgicale pour redresser l’os fracturé. Dans d’autres cas, une intervention chirurgicale peut être proposée au niveau des vertèbres (très souvent tassées), soit sous forme de cimentoplastie (vertébroplastie). Dans ces 2 cas, l’injection d’un produit au sein même de la vertèbre tassée permettra généralement de soulager les douleurs.

 

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