Le traitement

Les médicaments ou associations médicamenteuses

Le traitement s’impose pour les patients présentant un myélome symptomatique, à l’inverse des patients présentant un myélome indolent ou une MGUS. Le type de traitement dépendra essentiellement de l’âge du patient, il repose le plus souvent sur de la chimiothérapie, administrée soit par voie intraveineuse, soit par voie orale.

Compte tenu de la rareté de cette maladie, il est recommandé de traiter les patients dans le cadre d’essais thérapeutiques afin de faire progresser le traitement du myélome (voir les essais thérapeutiques). En 2005, le pronostic des patients atteints de myélome reste médiocre avec une médiane de survie de l’ordre de 5 ans. Les cas de guérison restent exceptionnels : moins de 5% des patients vivent plus de 12 ans.

 


VAD (Vincristine-Adriamycine-Dexaméthasone)

Cette combinaison était le traitement de référence des patients les plus jeunes (<65 ans), chez qui une intensification avec autogreffe de cellules souches est programmée. Ce traitement nécessite l’évaluation préalable du fonctionnement cardiaque par une échographie cardiaque ; il est administré par voie intraveineuse et nécessite la mise en place d’un cathéter central, pour généralement 4 ou 5 cycles. Les principales toxicités sont hématologique mais aussi infectieuse voire métabolique (survenue d’un diabète).


MP (Melphalan-Prednisone)

Cette combinaison a été le traitement de référence pendant plus de 30 ans pour les patients ne pouvant recevoir d’intensification. Ce traitement s’administre par voie orale (4j/6 semaines), pour une durée de 12 à 18 mois. La principale toxicité est hématologique.


Dexaméthasone

Ce médicament appartient à la famille de la cortisone. Il s’administre par voie orale, et est souvent associé à d’autres médicaments. Ses principaux effets toxiques sont psychologiques, et l’induction possible d’un diabète.


Thalidomide

Ce médicament ancien a démontré son efficacité dans le myélome chez les patients en seconde poussée de leur maladie ; récemment l’IFM a montré que le thalidomide associé au MP entraîne une amélioration de la survie ; il a désormais l’autorisation de mise sur le marché (AMM) en 1ère ligne chez le patient de plus de 65 ans ou ne pouvant recevoir de traitement intensif. Il s’administre par voie orale de manière…peut être proposé.


Velcade®

Cette nouvelle classe de médicament s’est montrée efficace chez des patients traités au-delà de la 1ère ligne. Il s’administre par voie intraveineuse. La principale toxicité est une neuropathie, mais on constate également fréquemment une baisse des plaquettes et une fatigue. Sa place est maintenant en 1ère ligne remplaçant le VAD.


Revlimid®

Ce médicament est un dérivé du thalidomide, mais avec une meilleure tolérance. Il s’administre également par voie orale, et est réservé aux patients en échec ou en rechute après un 1er traitement. La principale toxicité est hématologique.


 

De très nombreuses combinaisons associant ces différents médicaments sont actuellement évaluées dans divers essais thérapeutiques dans le monde.

 

 

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