La meilleure façon de faire progresser la prise en charge d’une maladie comme le myélome est de traiter les patients dans le cadre d’essais thérapeutiques. Ces essais peuvent être de plusieurs types, mais sont le plus souvent de type « randomisé ». Ce terme qui vient de l’anglais « random » signifie au hasard. Ainsi, dans un essai randomisé on va comparer 2 (ou plus) types de traitement par tirage au sort. L’un des traitements est le traitement de référence reconnu jusqu’ici dans la maladie (« bras de référence »), et le second est le traitement que l’on espère meilleur (« bras d’étude »). Ce n’est qu’en fin d’essai que l’on pourra ainsi conclure à la supériorité (ou non) de l’un des 2 traitements, en comparant le devenir des patients traités dans chacun des 2 « bras » de traitement.
Ces essais thérapeutiques représentent la façon la plus indiscutable de comparer 2 types de traitement et ainsi de faire progresser le traitement du myélome. Ces études cliniques sont généralement couplées à des études biologiques. Ainsi, les plasmocytes tumoraux et/ou le sang des patients inclus dans ces essais sont conservés pour des programmes de recherche permettant de mieux comprendre le myélome, voire de traiter de manière plus adaptée les patients.
Ces essais thérapeutiques sont très encadrés aux plans juridique et éthique. Ainsi, tous les essais sont validés par un Comité de Protection des Personnes (CCP), ainsi que par l’Agence Française de Sécurité des Produits de Santé (AFSSAPS). Toutes les informations recueillies dans le cadre de l’essai sont rendues anonymes, et l’accord signé du patient doit être obtenu pour sa participation à l’essai.