Le rôle de l’IFM, outre l’aide apportée aux patients et à leur famille dans la compréhension de la maladie, est de proposer des essais thérapeutiques testant différentes approches ou de nouveaux médicaments, dans le but de faire progresser la prise en charge des patients présentant un myélome. Il est donc souhaitable que le plus grand nombre de patients soit traité dans le cadre d’essais thérapeutiques. D’un point de vue très général, le traitement du myélome comporte différentes phases. Le plan de traitement est généralement défini lors de réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP), impliquant divers spécialistes de la prise en charge du myélome.
Après avoir établi le diagnostic de myélome, et analysé les anomalies qui pourraient nécessiter un traitement spécifique d’urgence, le traitement débute par une phase d’induction qui a pour but de faire régresser rapidement les signes cliniques et biologiques de la maladie. Le type et la durée de ce traitement d’induction varient en fonction de l’âge du patient.
Chez les patients les plus jeunes (< 65 ans), cette phase dure 4 à 6 mois, avant la réalisation de l’intensification suivie d’autogreffe, qui reste le traitement de base pour ces patients. Chez certains patients de moins de 65 ans, l’allogreffe peut être discutée, dans le cadre d’essais thérapeutiques.
Ce traitement consiste en l’administration intraveineuse de fortes doses de chimiothérapie (le plus souvent du Melphalan) suivie de la réinjection des cellules souches préalablement prélevées pour permettre à la moelle osseuse de reprendre une activité. On parle souvent d’autogreffe: les cellules souches sont généralement prélevées par cytaphérèse. Ce traitement est réservé aux patients de moins de 65 ans compte tenu d’une moindre tolérance au-delà de cet âge. Ce traitement entraîne une très forte toxicité hématologique, mais également muqueuse (aphtes au niveau de la bouche et du tube digestif).
Elle nécessite généralement une hospitalisation de 2 à 4 semaines. Le nombre d’intensifications est variable (1 ou 2).
Chez les patients plus âgés, le traitement d’induction est généralement proposé sur une durée plus longue, les patients ne pouvant recevoir d’intensification.
Un traitement d’entretien peut être proposé mais seulement dans le cadre d’essais thérapeutiques, car son bénéfice n’est pas encore démontré.
Le traitement est généralement interrompu et le patient est alors surveillé en consultation par son médecin grâce à des examens biologiques sanguins et urinaires. La maladie est généralement silencieuse (n’entraîne pas de signes cliniques). Après un temps variable, la maladie peut réapparaître. Il faudra alors reprendre un traitement, qui sera généralement différent de celui reçu lors du traitement initial.