Ce sont des paramètres essentiels qui permettent, dans une certaine mesure, de prévoir l’évolution de la maladie et/ou de prévoir la réponse à tel ou tel type de traitement. Ils peuvent être liés au malade lui-même (âge, état général, maladies associées, par exemple), mais également aux cellules tumorales. Ces paramètres peuvent, dans certains cas, aider au choix du traitement qui sera proposé au patient.
Le premier facteur pronostique est l’âge. Les patients les plus âgés présentent généralement une survie plus courte, par définition, mais également ne peuvent recevoir les traitements les plus agressifs, pour des raisons de tolérance.
Les autres paramètres pronostiques sont essentiellement biologiques. Le paramètre sanguin le plus important est sans doute le dosage de la b2-microglobuline, les taux les plus élevés étant associés avec une survie plus courte. Les autres dosages sanguins pouvant apporter certaines informations pronostiques sont l’albumine, la CRP ou les LDH.
Plus récemment, la recherche d’anomalies chromosomiques dans les plasmocytes tumoraux a montré que certaines de ces anomalies étaient associées à un pronostic défavorable, tout particulièrement la délétion du chromosome 13, la translocation t(4;14) et la délétion du bras court du chromosome 17. En effet, comme dans tout cancer, les plasmocytes tumoraux présentent des anomalies de leurs chromosomes (matériel de toute les cellules qui contient toute l’information génétique d’un individu). Ces anomalies peuvent ainsi entraîner une gravité plus ou moins importante de la maladie.